L'affaire Vanneste n'en finit plus de faire couler de l'encre. Il a osé affirmer qu'il n'y a pas eu de déportés homosexuels français mis à part dans les territoires occupés par l'Allemagne nazie.
Tollé à gauche, mais là on s'en serait douté, mais également à "droite" qui lui a aussitôt retiré son investiture pour les prochaines législatives et en attente de son exclusion de l'UMP.
N'étant pas historien, je ne peux ni confirmer ni infirmer les propos du-dit député. D'autres s'y sont collés et confirmeraient les dires de Vanneste. Je laisse cela aux spécialistes.
Cette "tempête dans un verre d'eau", par-delà le fait historique, révèle le terrorisme intellectuel qui régit notre pauvre pays.
Cette "tempête dans un verre d'eau", par-delà le fait historique, révèle le terrorisme intellectuel qui régit notre pauvre pays.
Ne pas être d'accord avec une idéologie et un comportement fait du contrevenant un "truc-machin-phobe". La phobie ces derniers temps se décline à l'infini. Celui qui en est atteint, subit un véritable ostracisme de la part de ses semblables. Il devient un lépreux social qu'il convient d'écarter des autres, afin qu'il ne les contamine pas.
Au-delà du fait historique cité et de l'idéologie qui le sou-tend, ce qui ressort de cette affaire, c'est la généralisation du communautarisme dans notre pays. La république "une et indivisible" (si elle ne l'a jamais été), n'est plus qu'une chimère. Pour flatter tout est bon ! L'intérêt général a pris le pas sur le Bien-Commun que nos politiques et autres "parasélites" ignorent superbement...pour le plus grand mal de notre nation et de ceux qui la composent.
Les revendications des "gays", des noirs, des femmes, des handicapés, atomisent le "vivre ensemble" pour reprendre un terme usité des "modernoeuds" (Didier Goux, vous me permettrez d'utiliser un terme dont vous avez la paternité, je crois). Ce n'est pas à l'Etat de prendre en charge les particularités et singularités de telle ou telle catégorie. Si déjà il se cantonnait à ses missions régaliennes, ce serait beaucoup. Mais là c'est un autre sujet.
Cette histoire révèle les tares non seulement de notre société mais également de nos institutions. Les communautés traditionnelles (famille, corps intermédiaires...) se sont effritées au profit de l'individu-roi dont les réclamations se font toujours plus bruyantes. Il ne peut en être autrement dans un système qui a érigé l'hédonisme et le consumérisme en valeurs.
Le "péché" de Vanneste et de bien d'autres, c'est justement de ne pas aller dans le sens de cette "pensée unique", de cette société uniformisée qui favorise le clientélisme, l'intérêt général au détriment du Bien-Commun. Il y a quelque chose de plus grand que l'homme et de ses petits besoins personnels. L'individu (je préfère le terme de personne humaine), vit (en principe) au sein d'une famille, quelques familles donnent une province et cet ensemble forme une patrie...et pour le croyant, la clé de voûte est Dieu. Il est vrai que notre laïcité l'a un peu vite oublié, celui-là.
En ayant remisé Dieu au placard ou plutôt dans les sacristies, la république a été obligée de créer ses propres valeurs qui au début étaient un copié/collé de celles de l'Eglise puis elle (la république) s'en est progressivement éloignée pour aboutir à ce que nous voyons sous nos yeux. L'idéal du régime actuel et de la démocratie qui va avec, c'est la fuite en avant, afin de satisfaire les instincts les plus vils de nos concitoyens et accessoirement de garder les prébendes dorés de ceux qui la servent.
Alors bien au-delà des propos de Christian Vanneste, c'est la critique d'une pensée politique et philosophique qu'il nous faut faire, non pas celle héritée de mai 68, mais celle qui vient des "lumières" et plus loin encore, du libre-examen de la prétendue réforme du XVIe siècle. Mais là, je ne vois aucun homme politique et très peu d'intellectuels qui osent aller jusque là et c'est pourtant de nécessité absolue s'il on veut sortir notre Occident du déclin dans lequel il s'est fourvoyé...A moins que nos "amis barbaresques" nous y obligent un jour.
Très belle analyse!
RépondreSupprimerLa perversité est telle que la "censure" de la pensée unique entraîne aussi une modification de nos comportements, et même de nos capacités de penser. La censure la plus impitoyable que nous subissons est celle que nous nous appliquons nous mêmes.
Qui peut affirmer pouvoir s'exprimer totalement librement devant ses collègues, ses amis et même parfois au sein de sa propre famille?
La pensée unique nous contraint à ne rabâcher que ce qui est autorisé, à exclure de nos discussions tout ce qui peut être jugé ou interprété à l'aune du politiquement correct. Qui ne s'est jamais entendu prononcer de futiles précautions littéraires ou périphrases pour exprimer des opinions pourtant saines et naturelles?
Cordialement...
Chère Apolline, vous avez tout à fait raison. la pire des censures est celle que l'on s'inflige à soi-même.
RépondreSupprimerBien à vous !
@ Jeff (©) : je suis d'accord avec vous quant à la police de la pensée... mézenfin, prétendre que l'homosexualité représente un danger pour la pérennité de l'humanité révèle... soit d'un manque cruel de confiance en sa propre sexualité, et de celle de suffisamment d'autre membres de la communauté humaine -au risque d'invertir icelle et de la mettre en péril, soit d'un déni de nature (n'existe-t-il pas des communautés sociales s'accordant fort bien de l'homosexualité sans être pour autant menacées d'extinction ?)
RépondreSupprimerÀ vous lire, amicalement.
Al.
Cher Al. Tout d'abord soyez remercier de venir en ces lieux. Si vous avez parcouru un temps soit peu mon blog, vous vous apercevrez que je suis catholique et fait mien sa doctrine et son enseignement y compris sur la sexualité.
RépondreSupprimerIl y a toujours eu et il y aura toujours des homosexuels. Ce qui est nouveau c'est qu'ils revendiquent ce qui est intrinsèque à l'hétérosexualité à savoir le mariage et les enfants. La plupart d'entre-eux ne revendiquent que le mariage civil mais il y a des homosexuels chrétiens qui désirent des bénédictions d'unions comme cela se fait dans les pays scandinaves ou aux Etats-Unis.
Si un jour des gays chrétiens se voient refuser de telles bénédictions demanderont-ils la condamnation de l'Eglise comme cela arrive aux Etats-Unis où avec l'administration Obama, les catholiques ont de plus en plus de mal à faire valoir leur droit à l'objection de conscience vis-à-vis de l'avortement et de la culture de mort.
Pour moi autoriser le mariage gay et l'homoparentalité mais aussi le divorce, l'avortement c'est détruire la famille voulue par Dieu...Eh oui je vous le rappelle je suis catholique.
Tenez, puisque vous m'êtes sympathique, je vais vous faire une confidence. Il m'est arrivé de souffrir de telle ou telle position de l'Eglise mais je me suis toujours soumis sachant qu'elle a l'assistance du St Esprit.
Bien sûr je suis conscient que pour un esprit cartésien ou agnostique, ce langage peut paraître inadapté et sans compassion, d'autant que nous sommes dans un régime qui sépare le spirituel du temporel. Et pourtant que Dieu est bon! Je puis en témoigner depuis mon retour vers lui.
On dit Vanneste, homophobe, mais il ne fait rapeller que ce que l'Eglise enseigne à savoir être bon avec les pécheurs mais inflexible avec le péché...Tout comme le Christ lui-même qui ne condamne pas mais dit : " va et ne pèche plus!"
Comme le disait un intervenant sur un blog voisin, chacun fait ce qui lui plait dans l'intimité mais de grâce que cela ne devienne pas force de loi. C'est un peu ce que dit l'Eglise pour ceux qui ne font pas partie de ses ouilles. Pour les autres, c'est soit la continence ou s'abstenir de communier.
Cette discussion me rappelle celle que j'ai avec une amie divorcée-remariée américaine et faisant partie de l'Eglise Episcopalienne. Elle n'arrive pas à comprendre le point de vue catholique et pourtant nous sommes amis depuis plus de vingt ans.
J'espère avoir été clair et charitable à la fois car mon but n'est pas de faire souffrir qui que ce soit. Mais on a trop mis la Charité en avant même dans l'Eglise sans la Vérité. Ce que veut faire Benoît XVI.
Bien à vous !
Cher © Jeff C,
RépondreSupprimerTout d'abord merci également, pour votre accueil et pour votre réponse.
Je n'ai pas eu à lire que vous êtes catholique -cela ne me regarde pas mais puisque nous en sommes aux confidences, je vous avoue que je le suis également- et ne répondais pas sur ce point, mais sur les propos de Vanneste (non ses derniers, je ne suis ni juriste pour en juger, ni historien pour en parler) prétendant que l'homosexualité serait un danger pour l'humanité (personnellement, je ne le crois pas, faut-il que je le précise ?) et glissant au passage quelques amabilités dont, il me semble, il a eu à répondre devant la justice.
Ce sont ces propos que je condamne, pas ceux de l'Église ; l'Église, c'est vous, c'est moi, c'est un peuple de pécheurs en route vers Dieu, fait homme pour notre salut.
Pour vous répondre sur la forme.
Sur le fond, je crois que l'homosessouel, tout comme l'hétérosessouel d'ailleurs, n'est pas fait pour vivre dans la pénitence. Cela ne signifie nullement la débauche, image souvent davantage véhiculée par le milieu homo certes ; mais en a-t-elle l'exclusivité ? La mérite-t-elle -avec l'opprobre et la stigmatisation qui vont avec- plus que toute la population, de divorcés, remariés, familles mono-parentales, et cætera ? Bien sûr, ce n'est pas ce que "l'Église" veut ou souhaite pour ses ouailles. Je crois en revanche que ce n'est pas en agitant son encensoir depuis sa chaire qu'elle les atteindra. Et notamment, l'Église, du haut de ses certitudes ancrées par 2000 ans de Tradition, ferait bien de faire le ménage devant sa porte avant de s'ériger en donneuse de leçons.
Vous semblez regretter qu'"on" ait trop mis en avant la Charité. Ignorez-vous qu'il s'agit-là d'une vertu théologale ? Pensez-vous réellement qu'on puisse abuser de charité ?
Et vous savez-quoi ? Même malgré cela, je continue à être catholique. Vous ne voudriez-pas que je quitte le navire, quand-même ? ;-)
J'espère ne pas vous avoir froissé, et vous souhaite une bonne fin de semaine.
Bien à vous.
Al.
J'ai retrouvé les liens de la vidéo où M. Vanneste s'exprime:
RépondreSupprimerhttp://www.youtube.com/watch?v=nc23b5jSXqo&feature=related
http://www.youtube.com/watch?feature=iv&annotation_id=annotation_974403&src_vid=KIO1N23e2ho&v=i2MELwcUm4E
Nous sommes entre gentlemen et c'est normal que nous puissions discourir ainsi.
RépondreSupprimerPar contre permettez-moi de ne pas être d'accord avec vous sur votre critique de l'Eglise. Je crois que plus elle sera fidèle à sa vocation, plus elle attirera les âmes en quête de vérité.
Il est vrai que la Charité est une vertu théologale, c'est-à-dire qui s'enracine en Dieu.Malheureusement depuis les années 70 la charité s'est transformée en "guimauve sirupeuse" ou "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".
On abusera jamais assez de la Charité mais sans la dissocier de la Vérité. C'est ce que notre Saint-Père essaye de transmettre avec tout le mal qu'il a.
Comme l'Eglise je condamne toute attaque contre les personnes. Nous sommes tous pécheurs et personne ne peut se dire meilleur qu'un autre. Vous dites que personnes n'est fait pour la pénitence et pourtant l'Evangile et la Tradition sont pleins de ce mot. Il est plus que jamais d'actualité d'ailleurs en ce carême qui se profile.
En ce qui concerne les homosexuels ils font ce qu'ils veulent de leur vie privée mais de là à ce que la société légifère, je ne suis pas d'accord.
Ce n'est bien évidemment pas la même chose, mais de même que je suis plein de compassion pour une femme qui avorterait, cela ne m'empêche pas de lutter contre ce "droit".
J'espère également ne pas vous avoir froissé et vous souhaite également un bon week-end.
Cordialement.
Bonjour Jeff,
RépondreSupprimerSoyez tranquille, vous ne m'avez pas froissé.
Je ne critique pas l'Église. Comme je l'ai écrit plus haut, l'Église, c'est vous, c'est moi, c'est le saint Père et ses prêtres -j'y ajoute également le bon larron, c'est dire ^^. Je lui dénie le droit de s'ériger en donneuse de leçons, au prétexte de détenir, par le Christ, la Vérité. La Vérité, c'est le Christ, et nul ne saurait se L'approprier.
Quant à la charité, je vous laisse vos propos, auxquels je ne souscris pas. "C'était mieux avant", c'est pas mon truc.
Bon dimanche.
Al.
Cher Jeff, cher Al,
RépondreSupprimeril me semble qu'Al pointe là un des problèmes qui découlent des conclusions d'un certain concile...
Al se réclamant à juste titre membre de l'Eglise reconnait bien le Christ comme Seigneur mais ne veut considérer le Saint Père, les prêtres etc. autrement que comme d'autres membres de l'Eglise. Dans cette vision de l'Eglise, il n'y a plus de hiérarchie entre les membres de l'Eglise. Chacun interprète sa vérité...
C'est la fin de l'Eglise, chacun devient l'égal de Dieu...
Cette vision est donc fausse, elle a effacé la hiérarchie!
Si nous sommes tous les enfants de Dieu, nous avons bien des parents pour nous élever et nous éduquer. Nos parents bien qu'enfants de Dieu sont nos supérieurs et idéalement ils nous permettent de nous construire, ils nous donnent les moyens de devenir autonomes.
Le prêtres sont aux fidèles ce que les parents sont aux enfants, il y a une hiérarchie.
De même, si l'Eglise est le Corps mystique du Christ, alors chaque croyant est partie de ce Corps. Aucun corps ne peut être sain et fonctionnel, si ses parties ne remplissent pas des fonctions complémentaires et s'organisent en fonction d'un schéma d'ensemble. Il existe donc une certaine hiérarchie des fonctions dont certaines assurent le maintien de l'intégrité, la permanence... Les prêtres sont ces parties qui assurent ces fonctions "homéostasiques", il existe donc une certaine hiérarchie.
Enfin, si effectivement la religion catholique n'est pas strictement normative et tolère une certaine liberté d'interprétation, cette liberté ne doit pas nous tromper. L'Eglise reste garante de l'intégrité de la Révélation avec l'aide du Saint Esprit, puisque Dieu ne peut se tromper ni nous tromper. L'Eglise est apostolique et les évêques sont donc les successeurs des apôtres, ce qu'il fait qu'ils ont une autorité sur les croyants...
En ce qui concerne les personnes ayant des tendances homosexuelles, l'Eglise recommande de "les accueillir avec respect, compassion et tendresse", "d'éviter toute marque de discrimination injuste". Elles sont "appelées à la chasteté et à unir leurs difficultés au sacrifice de la Croix du Seigneur."
Je reviendrai plus tard sur votre question sur la question d'Al sur l'homosexualité si j'en ai le temps.
Cordialement...
Chère Apolline, je n'ai rien d'autre à ajouter. Vous m'avez ôté les mots de la bouche.
RépondreSupprimerBien à vous !