C'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité, dans l'annonce du président Sarkozy, qui s'il est élu veut organiser au moins deux référenda. Le premier sur l'indemnisation des chômeurs, poliment rebaptisés demandeurs d'emploi et le deuxième sur un durcissement de l'immigration.
Oui Nicolas Sarkozy se fout du monde et particulièrement des français. En référendum, c'est vrai qu'il s'y connait.
Il nous avait convoqué en grande pompe pour nous prononcer sur l'adhésion au "traité de Lisbonne", puis comme le résultat lui déplu, il décida de passer outre le vote populaire et de faire passer en force le dit-traité par les parlementaires réunis en congrès.
De plus pourquoi évoque-t-il ces mesures maintenant, alors qu'il a été incapable de les mettre en place pendant son quinquennat ?
C'est essentiellement pour des raisons électorales, ma brave dame. Vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a une élection majeure dans quelques mois ?
De même en ce qui concerne sa volonté de durcir l'immigration. Que ne l'a-t-il pas fait depuis cinq ans. Bien au contraire, monsieur Sarkozy n'a pu empêcher l'arrivée massive de plus d'un million d'étrangers hors CEE dans notre pays.
Alors a-t-il rencontré la grâce et à l'instar des convertis, fera-t-il des miracles ? J'en doute fort.
D'une certaine manière, François Hollande a raison de demander pourquoi le chef de l'Etat n'a pas organisé un référendum sur le régime des retraites ou encore sur le bouclier fiscal.
C'est la règle du jeux. Nous sommes dans un régime de partis et la bipolarisation de la vie politique française ne fait que d'en accentuer les défauts.
Sur le plan économique, il y a peu de différence entre la droite parlementaire et la gauche réformiste.
La campagne va se jouer sur le terrain des valeurs. De plus, le FN est crédité d'environ 20% des voix au premier tour, il faut bien chasser sur ses terres pour débaucher quelques âmes en perdition.
Il y a bien longtemps que je ne me fais plus d'illusion sur les belles promesses annoncées, vite oubliées sitôt le candidat élu. Les élections en général et la présidentielle en particulier, sont des pièges à gogo, maintenues pour garder un semblant de démocratie, mais qui ne sert absolument à rien.
Pourquoi ? Tout simplement parce que nos politiques n'ont plus aucune marge de manœuvre.
Alors! Référendum ou pas, je crois que ça ne changera pas grand'chose.
D'une certaine manière, François Hollande a raison de demander pourquoi le chef de l'Etat n'a pas organisé un référendum sur le régime des retraites ou encore sur le bouclier fiscal.
C'est la règle du jeux. Nous sommes dans un régime de partis et la bipolarisation de la vie politique française ne fait que d'en accentuer les défauts.
Sur le plan économique, il y a peu de différence entre la droite parlementaire et la gauche réformiste.
La campagne va se jouer sur le terrain des valeurs. De plus, le FN est crédité d'environ 20% des voix au premier tour, il faut bien chasser sur ses terres pour débaucher quelques âmes en perdition.
Il y a bien longtemps que je ne me fais plus d'illusion sur les belles promesses annoncées, vite oubliées sitôt le candidat élu. Les élections en général et la présidentielle en particulier, sont des pièges à gogo, maintenues pour garder un semblant de démocratie, mais qui ne sert absolument à rien.
Pourquoi ? Tout simplement parce que nos politiques n'ont plus aucune marge de manœuvre.
Alors! Référendum ou pas, je crois que ça ne changera pas grand'chose.
Merci pour votre analyse.
RépondreSupprimerPourriez-vous préciser par quels mécanismes et par rapport à quoi les "politiques n'ont plus aucune marge de manœuvre"?
Cordialement...
En ce qui concerne la marge de manœuvre, c'est surtout au niveau économique et aussi par rapport à l'Europe.
RépondreSupprimerBien à vous.
Merci pour votre réponse. Si vous le permettez j'aimerais vous faire part de mon sentiment sur la question.
RépondreSupprimerComme vous je partage l'idée que la démocratie que nous subissons aujourd'hui n'en porte plus que le nom. Comme vous je partage le sentiment que les hommes politiques des partis dominants n'ont pas de marge de manœuvre. J’ajouterais même qu'ils sont corrompus et qu'ils ne servent plus que leurs intérêts, qu'ils ne semblent représenter plus qu'eux-mêmes...
Cependant la corruption actuelle de la république doit elle faire remettre en cause les fondements ou l'esprit même de la république?
Ce régime politique est-il intrinsèquement mauvais?
Je ne le pense pas car l'histoire nous montre que la France, construction politique fruit d'une volonté politique, a toujours dû composer avec ce qu'on pourra conceptualiser avec du recul comme le "parti de l'étranger". De tout temps, la France a compté des français croyant que la France n'était pas viable, n'avait pas même de raison d'avoir une existence propre; elle a toujours compté des français oeuvrant pour essayer de la démanteler,ou de lui faire abandonner ses propres intérêts ou même de la soumettre à des tentatives d'hégémonie d'empires européens...
Même certains de nos rois ont participé volontairement ou non de ce courant (Charles le Fol signant le traité de Troyes par exemple, Louis XV abandonnant nos conquêtes autrichiennes à la Prusse...).
Faut-il pour autant conclure que le régime monarchique est intrinsèquement mauvais?
Bien sûr que non! La France doit presque tout à la monarchie! Gardons en mémoire nos grands monarques qui ont permis au Royaume de France et au peuple français de prospérer, de rayonner, de résister... Souvenons-nous de Philippe auguste, de Saint Louis, de François premier, de Louis XIV... qui sont autant d'exemple de la vitalité et de la grandeur de la monarchie!
Il me semble que ce qu'il faut condamner ce n'est ni la république ni la monarchie mais ce "parti de l'étranger" véritable culte de l'hétéronomisme.
C'est pourquoi je vous rejoins quand vous condamnez "nos politiques qui n'ont (apparemment N.D.A.) plus aucune de marge de manœuvre" tant sur le plan "économique que par rapport à l'Europe". Je ne considère pas ces politiques comme les produits de la république mais comme les représentants actuels du "parti de l'étranger". En effet, je crois fermement que leur absence de "marge de manœuvre" ne s'est pas imposée à eux par la nécessité mais est le fruit de leur propre volonté.
Je pense qu'ils ont pris le parti d'un empire européen qu'ils souhaitent construire même aux dépens de la France. Sacrifiant les intérêts des peuples européens aux intérêts économiques et hégémoniques de quelques uns, les partis dominants ont créé, utilisent et défendent à tout prix une arme de destruction massive des peuples, une arme à la fois politique et économique, une arme perfide: l'euro.
Prétendument créée pour permettre aux économies européennes de rester compétitives (comment avons-nous pu croire en cela, nous français, alors que la France a toujours été parmi les premières puissances économiques mondiales même au temps du franc?), l'euro est un déni des réalités européennes, de la diversité de ses peuples, de son histoire, de sa géographie et de ses ressources... (Je pourrai détailler cela si vous voulez bien m'en donner l'occasion.)
RépondreSupprimerCe déni est en réalité assumé par "nos politiques" et, pour eux, l'euro doit nécessairement existé et être préservé pour conduire à la création d'un état fédéral européen. "Nos politiques" ont donc volontairement réduit leur apparente "marge de manœuvre" pour contraindre le peuple français à une marche forcée vers une construction européenne anhistorique et contre-nature.
En effet, la France s'est toujours opposée à toute tentative d'intégration européenne même quand celle-ci était soutenue par le Saint-Siège, ce qui ne l'a pas empêché de garder le glorieux titre de "fille aînée de l'Eglise". Notre monarchie nous a protégé des tentatives de dissolution et ce même si nos monarques devaient risquer l'excommunication. Si l'"Ancien régime" a montré qu'il était capable de lutter contre le "parti de l'étranger", je ne crois pas que la République, encore relativement jeune, ait encore montré son incompétence.
Il appartient à des hommes comme vous qui faites usage de la raison de s'opposer aux partis dominants, de refuser ce qui vous est présenté comme inévitable, d'espérer encore et encore, de continuer à prendre la parole et de faire entendre votre voix... Considérer les élections comme "des pièges à gogo" et se soustraire de la vie politique, serait se cantonner à un rôle d'observateur désabusé, voilà sans doute la position que les partis dominants souhaite vous voir tenir.
Même si les institutions politiques actuelles sont largement critiquables, j'ose espérer qu'"un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil." (Abraham Lincoln)
Vous être très prolifique chère Apolline.
RépondreSupprimerAucun régime n'est parfait, mais la monarchie à un avantage que la république n'a pas, c'est la stabilité, la continuité et l'impartialité. Toutes choses que n'a pas la république qui est tributaire des partis et des voix pour survivre.
Bien entendu, je parle d'un vraie monarchie, pas celles de pacotille qui existent en Europe du nord. Malgré tout elles sont préférables (en tout cas pour moi) à notre république moribonde.
J'essaye par ce modeste blog de résister comme je le peux par l'écriture à la pensée unique.
Je ne suis pas optimiste ça c'est réservé à ceux qui ont le vue courte.Non je suis plein d'Espérance, car je suis chrétien et je sais que lorsque notre pays à touché le fond, Dieu a toujours été là pour le secourir. Bien entendu il ne le fait pas sans nous."Combattons et Dieu donnera la victoire" comme le disait Ste Jeanne d'Arc dont on célèbre le 600e anniversaire de la naissance.
Permettez-moi de vous dire que si "un bulletin de vote est plus fort q'une balle de fusil" il n'est pas si puissant pour changer de paradigme, sinon ça se saurait.
Je vous remercie de m'avoir laissée m'exprimer certes un peu longuement. En vérité c'est aussi l'occasion pour moi de mettre par écrit des idées que j'ai l'habitude de partager lors de discussions orales.
RépondreSupprimerJe vous assure que j'estime beaucoup votre démarche et que c'est avec un réel plaisir que j'ai lu vos analyses sur votre blog. Je crois que c'est avec ouverture d'esprit que vous partager vos opinions et c'est dans cette optique que je rédige ce commentaire.
Votre réponse ci-dessus me rappelle une discussion que j'ai eue très récemment avec un proche qui semble partager vos idées. Cette discussion terminée, j'avais pris le temps de relire la partie du Catéchisme de l'église catholique (écrit sous la direction de M. le Cardinal Joseph Ratzinger) traitant des vertus théologales, j'ai relu aussi les textes à ma disposition sur Sainte jeanne d'Arc. J'ai laissé mûrir tout cela et voici ce qu'aujourd'hui je pourrais vous répondre.
Les qualités de stabilité, de continuité et d'impartialité que vous accordez à la monarchie ne lui sont pas intrinsèques et je m'attarderai sur deux arguments.
Le long règne de Louis XV (le Mal Nommé N.D.A.) pourrait par exemple être considéré comme un gage de stabilité pour les défenseurs du régime monarchique. Mais si nous regardons les très nombreux gouvernements qui se sont succédés lors de ce règne et les mesures politiques contradictoires qui ont été prises (jusqu'à faire perdre la raison au peuple français) nous sommes bien loin d'un exemple de stabilité politique. La figure de Louis XV est loin d'être l'allégorie de l'impartialité à l'égard du peuple français si bien qu'après lui avoir accordé toute sa confiance et appelé le Bien Aimé au début de son règne a célébré joyeusement la fin de son règne lors de sa mort. Le règne apparemment stable de Louis XV dans la continuité de la monarchie française masque en réalité l'instabilité et la partialité dont peut souffrir la monarchie.
Mais je comprends que certains ne puissent se satisfaire d'un exemple tel que celui-ci et veuillent opposer l'exemple exceptionnel de Jeanne d'Arc. Or, cet exemple me semble être un contre-exemple. En effet, comment affirmer qu'un régime possède les avantages de la stabilité et de la continuité, alors même qu'il a eu nécessité extraordinaire d'une intervention divine pour le maintenir? Mais certains pourront rétorquer qu'un régime qui a reçu le soutien de l'intervention divine doit être considéré comme supérieur. Cependant, Jeanne avait reçu un mandat très précis qui tient en quelques mots: lever le siège d'Orléans et faire couronner Charles VII à Reims! Jeanne, qui était une Sainte, n'a jamais prétendu que la France devait être monarchique, ni que le régime monarchique était supérieur à un autre régime... C'est avec simplicité et sagesse que Jeanne a écouté et obéi aux voix qu'elle entendait sans les interpréter. Il me semble que nous aussi devons faire preuve de sagesse et de simplicité et nous empêcher de donner des répercussions politiques aux actions de notre Sainte sans quoi nous risquons de voir se transformer notre amour de la patrie, ou notre amour de la monarchie en idolâtries.
En effet, si la France et la monarchie ont fait l'objet de l'attention divine au cours de l'histoire, elles n'en n'ont pas pour autant acquis un caractère divin et rien ne permet de penser qu'elle feront l'objet de le même attention dans le futur. Espérer cela me semble être une croyance totalement dissociable de la Révélation, même si, en secret, je espère de tout cœur.
RépondreSupprimerMais d'un point de vue de catholique, si Dieu a déjà secouru la France en sauvant la monarchie, notre espoir (patriotique ou monarchique) de voir la France ("éternelle" comme vous l'aviez qualifiée dans un autre article) perdurer ne doit pas conditionner notre Espérance. Car être animé par l'Espérance c'est avoir une confiance totale en notre Seigneur malgré les obstacles, malgré les souffrances, malgré nos désillusions, même si nos espoirs, fruits de notre condition humaine, étaient anéantis. L'Espérance a pour objet les promesses de notre Seigneur, et rien dans la création ne doit nous faire douter du Créateur.
Ainsi, en tant que française, j'ai l'espoir que la France perdurera et sera un exemple pour les autres nations afin que tous les peuples et nations connaissent la liberté de conscience, l'émancipation de la raison et l'épanouissement. En tant que royaliste, je pourrais espérer que la France connaisse un changement de paradigme et revienne à un régime monarchique que je considèrerais comme plus juste, plus stable... Mais en tant que catholique, je garderai l'Espérance même si la France était réduite à néant.
Je crois que c'est le patriotisme qui fait espérer que perdure l'esprit de France; que c'est le royalisme qui fait espérer que la France connaisse un régime monarchique; et non pas la religion catholique. Je crois aussi que la religion catholique ne justifie ni ne légitime ces espoirs, expressions de volontés humaines, qui sont, sans être incompatibles, dissociables des promesses ou de la volonté du Seigneur, et donc de nature différente de l'Espérance.
Cordialement...
Tout d'abord merci Apolline pour vos commentaires qui montrent votre intérêt pour ce modeste blog.
RépondreSupprimerJe ne reprendrai pas tout ce que vous avez écrit.
Vous citez le règne de Louis XV en disant que ce dernier contredit en quelque sorte la stabilité du régime. Je n'y vois aucune instabilité, contrairement à tous les gouvernements depuis la révolution: cinq républiques, deux empires et un état français. En matière d'instabilité on ne fait pas mieux.
Je n’idolâtre pas la royauté. Tout régime parce qu'humain est imparfait et est par conséquent perfectible. Je me bornerais à ce qu'en dit le docteur angélique qui après avoir étudié les différentes formes de gouvernement, en vient à la monarchie et déclare qu'elle est la forme la mieux adaptée à l'homme pécheur...En tout cas en France. La république démocratique convenant à des anges. Ce que vous avouerez nous en sommes bien loin.
Comme vous je ne sais de quoi sera fait le futur. J'ose cependant espérer que Dieu n'abandonnera pas "sa fille aînée" et saura lui redonner sa splendeur passée. En tant que royaliste, j'espère que cela se fera sous la conduite d'un roi.
Bien à vous !